Business mentoring

Le Business Mentoring : Qu’est-ce que c’est ?

Business mentor

Le business mentoring est une méthodologie d’accompagnement des dirigeants d’entreprise, qui est encore peu développée en France, contrairement à ce qui se passe dans certains pays limitrophes, tels que la Belgique, le Luxembourg, la Suisse ou le Royaume Uni.

Point n°1 : Le business mentor : définition

Un business mentor est une personne qui est formé à une méthodologie spécifique d’accompagnement et qui, en même temps, possède des compétences en management d’entreprise acquises par l’expérience et souvent complétées par une formation.

 

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Point n°2 : Mentor bénévole versus business mentor : définition

En France, le mentorat bénévole est beaucoup plus développé que le mentorat professionnel. La plupart des structures d’accompagnement : incubateurs, accélérateurs, pôles de compétitivité, chambres de commerce, … et autres, font appel à des mentors bénévoles et parfois n’utilisent que des bénévoles.

Les mentors bénévoles sont généralement des personnes qui connaissent l’entrepreneuriat, parce qu’ils (elles) ont été eux-mêmes entrepreneurs ou parce qu’ils ont eu l’occasion d’acccompagner d’autres dirigeants d’entreprise au cours de leur carrière.

Ce qui les différencie des mentors professionnels, comme dans n’importe quelle activité, c’est qu’en règle générale, ils n’ont pas reçu de formation au business mentoring (sauf parfois une formation d’un ou deux jours) et que, bien sûr, ils n’ont pas la même obligation d’engagement et d’implication que des professionnels et d’une façon générale n’offrent pas les mêmes garanties de résultat.

Dans tous les métiers, on trouve des amateurs qui offrent une qualité de service digne de professionnels. En revanche, le recours à des professionnels offre des garanties de compétence et de qualité de service, que le recours à des non-professionnels ne permet pas.

Point n°3 : Quel est la différence entre un mentor et un coach d’affaires

Ce qui caractérise le plus la démarche du business mentor, c’est le transfert de compétences acquises par l’expérience. C’est ce qui fait la spécificité de cette profession.

Le business mentor est généralement une personne en deuxième moitié de carrière, qui est (ou a été) elle-même à la tête d’une entreprise ou d’une business unit dans un grand groupe, ou bien qui a déjà accompagné de nombreux entrepreneurs dans ses fonctions précédentes.

Le business mentor et le coach d’affaires ont en commun de posséder les mêmes soft skills. Ils appliquent tous les deux les mêmes technologies d’analyse et de questionnement.

Ce qui les différencie en revanche, c’est ce transfert de compétences qui caractérise le mentoring. La profession de coach s’est beaucoup développée ces dernières années et il est vrai qu’on rencontre mainenant toutes sortes de coachs, avec des compétences spécifiques diverses et variées.

En principe toutefois, ce qui caractérise l’approche d’un coach, qui a suivi une formation et qui est certifié, c’est qu’il ne donne pas de conseil. En s’appuyant sur des méthodologies d’analyse et de questionnement, il amène le coaché à trouver les solutions par lui-même. C’est ce qui le différence du mentor, qui lui, a pour objectif principal de conseiller le dirigeant, en se basant sur des enseignements acquis par sa propre expérience.

Enfin, en principe, le coch d’affaires s’intéresse à la personne du dirigeant, car le coaching vise le développement personnel du mentoré.

Le business mentor s’intéresse davantage à la relation entre le dirigeant et son entreprise et son objectif est le développement de l’entreprise.

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Point n°4 : Quelle est la différence entre un mentor et un consultant ?

Le consultant est une personne à laquelle le dirigeant fait appel pour qu’il l’aide à trouver des solutions à une problèmatique qu’il rencontre dans la gestion de son entreprise. Le consultant effectue une mission au sein de l’entreprise, puis remet un livrable à l’entrepreneur expliquant les solutions qu’il préconise.

La mission du consultant se termine en principe lors de la remise du livrable, ou éventuellement après la mise en œuvre des solutions préconisées, lorsque la lettre de mission le prévoit.

Contrairement au consultant, le mentor ne propose pas de solutions. Il construit les solutions avec le dirigeant.

Il se positionne comme une sorte d’associé ou de directeur général, qui réfléchit avec le dirigeant et l’aide à ouvrir le champ des possibles. Les décisions prises sont le fruit de ce travail commun de réflexion.

La mission d’un consultant est généralement ponctuelle.

La relation entre le mentor et le dirigeant se construit sur la durée. Pour que la mission de business mentoring soit réussie, il faut qu’un lien d’empathie se crée entre le mentor et le mentoré, et que s’instaure une réelle collaboration entre eux. Trois mois est vraiment un minimum pour qu’une mission de mentoring ait du sens et apporte quelque chose de durable.

Enfin, le mentor partage son expérience avec le dirigeant et lui transfère des compétences qui lui seront utiles par la suite, lorsqu’il se retrouvera avec une problématique similaire à résoudre. Le consultant n’a pas cette préoccupation.

 

Point n°5 : Quels sont les principaux avantages du business mentoring ? 

Outre les points mentionnés au précédent paragraphe, le business mentoring apporte d’autres avantages.

Lors de leurs échanges, le mentor et le mentoré sont seuls et leurs échanges sont confidentiels. Le dirigeant peut parler en toute sécurité de ses difficultés, sans craindre que ses propos ne soient ébruités au sein de son entreprise ou auprès de diverses parties prenantes externes à l’entreprise, avec toutes les conséquences défavorables voire dramatiques, qui peuvent en résulter.

Le mentor joue le rôle du tiers de confiance qui manque à la plupart des dirigeants.

Le résultat d’une étude réalisée en 2016 par BPI France auprès de 2400 dirigeants de PME et ETI montrait que 45% d’entre eux se sentaient isolés et 29% d’entre eux se sentaient mal ou pas entourés.

Ce qui est très intéressant dans ces chiffres, c’est qu’il s’agissait des réponses de patrons de PME et d’ETI. Venant de patrons de startups ou de TPE, ce type de réponse aurait paru évident. Le fait que ce soit des dirigeants de PME et d’ETI donne à réfléchir. Ces dirigeants ont pratiquement tous un CODIR, un COMEX, un conseil d’administrations, des Directeurs dans chaque fonction de l’entreprise,…. Pourquoi se sentent-ils seuls ?

Cette étude met en évidence le besoin pour les dirigeants d’avoir un tiers de confiance sur lequel ils puissent s’appuyer, avec lequel partager leurs réflexions, leurs doutes, leurs inquiétudes,… avec quelqu’un d’autre, une personne avec qui échanger en toute confidentialité et qui ne portera pas de jugement sur eux, ce qui est difficile s’ils se confient à des collaborateurs ou en discutent au sein de structures de type conseil d’administration,  advisory board,  COMEX,…

Une autre étude intitulée « De la startup à la licorne : pour une gouvernance de croissance » menée par l’Institut Français des Administrateurs et parue en janvier 2021, souligne le rôle et l’importance d’un mentor dans une startup, dès le lancement de la société, pour aider le fondateur à progresser.

Le business mentor est par définition neutre, il n’a pas d’intérêt dans l’entreprise, il n’est ni salarié, ni actionnaire. Il est donc parfaitement objectif et indépendant.

Le business mentor est formé à une méthodologie spécifique d’accompagnement et il a l’habitude d’aider des entrepreneurs et de les voir confrontés à des problématiques liées au pilotage et au développement de leur entreprise. Il connaît ces problématiques pour les avoir lui-même rencontrées dans sa propre entreprise ou dans d’autres entreprises, Lorsqu’il mentore un dirigeant, son accompagnement est bienveillant, il ne porte pas de jugement de valeur, il connaît le métier d’entrepreneur et les difficultés qu’il y a à exercer cette fonction.

Un autre intérêt du business mentoring est son coût très avantageux. Dans les petites entreprises, il évite ou retarde le recrutement d’un directeur général, d’un directeur financier, d’un responsable des ressources humaines,… Pour une grande entreprise, le coût d’un abonnement de mentoring est négligeable, surtout si on le compare à l’intérêt qu’il peut présenter pour le dirigeant.

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Point n°7 : Comment se passe une mission de business mentoring ? 

Les séances de mentoring durent généralement entre 1 heure à 1 heure et demie. La cadence des séances dépend des disponibilités du dirigeant et de l’urgence des sujets à traiter. Pour une société de création récente, qui cherche un accompagnement sur des questions très opérationnelles, la cadence des séances est plutôt hebdomadaire. Pour des sujets à plus long terme dans une PME, des séances bimensuelles peuvent être plus adaptées.

Des solutions d’abonnement sont offertes aux dirigeants qui souhaitent conserver un mentor sur le long terme (6 mois à plusieurs années), avec la possibilité, soit de le consulter à la demande, soit de le rencontrer au cours de séances périodiques, à une cadence définie avec le dirigeant.

 

Et vous, avez-vous un mentor ?

Aimeriez-vous en avoir un ?

 

Chantal Corbet
corbetassociés@gmail.com

 

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